16 octobre 2008

Les copains de classe rapportent !

Il est bien connu que l'on rencontre pas mal de monde durant ses études à l'université. C'est un des grands moments de rencontres. Et après les études, on se perd souvent de vue même si, au début, on essaie de garder le contact.

Pourtant, en gardant ses amis d'enfance, on peut augmenter considérablement ses revenus ) l'âge adulte. Les copains de classe sont une importante source d'informations. Prenons les analystes boursiers : ils ont les mêmes informations que leurs confrères mais s'ils ont un copain bien placé dans la boîte... ils pourraient avoir des informations qui valent littéralement de l'or.

D'ailleurs le Bureau américain des études économiques a montré que les recommandations d'analystes ayant des amis dans certaines sociétés sont plus fiables.

Outre la bourse, le recrutement. En effet, engager parmi ses relations est fréquent (on parle généralement de 50% des engagements!).

En un mot : conserver ses copains de classe peut être un excellent investissement.

Source: N. Dzis-Voïnarovski, Novyé Izvestia, Moscou (cité par le Courrier International)

17 septembre 2008

Les managers à l'écurie

Améliorer son management grâce aux chevaux, c'est possible.

Je viens de découvrir une société allemande Horse Dream qui organise des formations en management d'un type particulier. Tout se passe dans un manège et les managers cotoient les chevaux. 

Le principe? Développer un "sens intuitif" du cheval dans lequel le bon sens joue un rôle central. Cette perception doit améliorer la qualité du management et renforcer le leadership, la transparence, l'honnêteté, la confiance et le respect...

Pour avoir fait pas mal d'équitation dans la vie, je suis convaincu que les chevaux peuvent être d'excellents partenaires de formation. La relation au cheval est extrêmement forte et ces animaux sont doués d'un sens relationnel époustouflant. De plus ils peuvent être sensibles également à l'humour. 

Et leur sensibilité, leur sens relationnel et leurs besoins peuvent être un excellent moyen d'apprentissage et de découverte des réalités du management.  Bien vu !

Y aller : www.horsedream.net (site en anglais et en allemand)

Se protéger du téléchargement au travail

La plupart des entreprises n'ont pas rédigé de règles concernant l'utilisation d'internet au travail. Dès lors, de (très) nombreux salariés surfent au bureau, téléchargent en toute quiétude et font leurs courses.

Outre la perte de productivité, cela a un coût: dissémination de virus informatique, pannes, saturation du serveur, espace disque réduit...

Risque moins connu: le chef d'entreprise peut voir sa responsabilité engagée si un de ses employés télécharge illégalement des films ou de la musique. Un site (officiel) belge vise à informer les managers et les conseille afin de se protéger de ce risque.

Note: la SABAM est l'équivalent de la SACEM en France.

15 septembre 2008

Comment savoir si on est riche?

Je viens de découvrir un site anglais permettant de connaître son niveau de richesse par rapport à tous les êtres humains de cette terre. Impressionnant !

Il suffit d'introduire son salaire annuel et on voit immédiatement son rang et savoir où on se situe sur l'axe de la richesse.
 
Ainsi un salaire annuel de 39000€ vous positionne parmi le pourcent le plus riche du monde, comme le 59ème millionnième riche!

Un autre exemple: une personne isolée bénéficiant de l'aide sociale en Belgique reçoit minimum 700€ par mois... et se retrouve 792 millionnième le plus riche (parmi les 13% les plus riches).

Bien sûr, il s'agit d'une échelle absolue et non relative (donc sans tenir compte du coût de la vie locale) mais il n'en demeure pas moins que c'est impressionnant de voir la disparité (et la pauvreté généralisée) de l'humanité.

10 septembre 2008

L'arbitre favorise les rouges !

Voici 3 ans, deux scientifiques britanniques avaient montré que la couleur rouge des tenues sportives favorisait positivement les performances de ceux qui les portent.

Aujourd'hui, une équipe allemande émet une autre hypothèse : la couleur influencerait plutôt les décisions des arbitres ! Leur étude montre que la couleur des tenues biaiserait leur jugement en faveur des rouges, et en défaveur des bleus.

Note: quand on voit les derniers résultats des bleus (équipe de France) et des diables rouges (équipe de Belgique), on se dit qu'il n'y a pas que la couleur qui peut faire perdre...

Source: Science & Vie, France, 09/2008.

09 septembre 2008

Dis moi ce que tu écoutes, je te dirai qui tu es

Une étude britannique, menée par le professeur de psychologie North de l’université Heriot-Watt d’Edimbourg, devrait faire plaisir à pas mal d’amateurs de heavy metal. Selon cette étude, les métalleux, tout comme des mélomanes, "sont généralement créatifs et bien dans leur peau, prédisposés par leur “amour du grandiose”, à apprécier les grandes oeuvres de musique classique".

Même si leur âge diffère, les fans de heavy metal ressemblent très fort aux mélomanes, ils auraient un tempérament doux et beaucoup apprécient également Wagner, "parce que c’est grandiose, bruyant et exubérant." Ils ne seraient pas les plus fougueux au travail et manqueraient de confiance en eux. "Le public a toujours eu le stéréotype de fans de heavy metal déprimés et suicidaires, qui sont un danger pour la société et eux-mêmes. Mais ce sont des êtres très délicats", remarque M. North. "Nous avons toujours soupçonné qu’il existait un lien entre les goûts musicaux et la personnalité"

Plus de 36.000 personnes dans le monde entier ont été interrogées dans le cadre de cette étude. Elles se sont exprimées sur 104 styles musicaux et ont répondu à des questions sur leur personnalité.

En résumé, l’étude montre
  • que les fans de jazz et de musique classique ont une bonne estime de soi, mais les premiers sont plus extravertis que les seconds, plus timides.
  • Les amateurs de country et de western seraient travailleurs et timides, 
  • tandis que les férus de rap sont extravertis et que les fans de rock indépendant manquent d’amour-propre et ne sont pas très faciles à vivre.
  • Ceux qui aiment la soul décrochent le "jackpot": ils sont, selon l’étude, créatifs, extravertis, doux, bien dans leur peau et ont une bonne estime d’eux-mêmes.
A titre anecdotique, l’étude du professeur North permet de lever d’autres interrogations cruciales. Comme celle-ci: pourquoi un conducteur de voiture de sport rutilante ne peut s’empêcher de mettre la musique à fond? Selon le professeur britannique, les personnes qui écoutent de la musique entraînante ont généralement des revenus plus élevés que ceux qui préfèrent des musiques relaxantes. Il est peut-être temps de changer de style musical…

North est toujours à la recherche de volontaires pour son étude, des détails sont disponibles à l’adresse  http://www.peopleintomusic.com

Source: Le Soir, Belgique (05/09/2008).

28 août 2008

Plus on vieillit, plus le temps passe vite

Tout le monde a l'impression que le temps s'accélère à mesure que l'on vieillit.

Une étude réalisée à l'université de Cincinnati (USA) a mesuré cette impression d'accélération du temps. Le résultat est impressionnant: à vingt ans, c'est comme si on avait écoulé la moitié de sa vie en terme d'expériences subjectives du temps. Et à 40 ans, c'est comme si on avait vécu 71% de son existence!

L'explication scientifique de cette impression est que notre conscience du temps est intimement liée à la quantité d'informations nouvelles que nous devons assimiler. Plus il y a d'informations, plus le temps subjectif est lent.

Un exemple que chacun a vécu: en séjour à l'étranger, on a l'impression que l'on y est depuis beaucoup plus longtemps qu'en réalité. Ou encore un voyage en voiture dans une région jamais visitée semble toujours plus long à l'aller qu'au retour.

Donc, si on veut ralentir le temps subjectif, il faudrait multiplier les expériences nouvelles, voyager vers des terres inconnues, apprendre de nouveaux savoirs... ou simplement surfer pour augmenter les informations assimilées.

Source: N. Langelier, La Presse, Montréal (8 février 2008)

24 août 2008

Négocier son salaire selon qu'on est homme ou femme...

On pense généralement que si les femmes ont un salaire inférieur aux hommes, c'est parce que ceux-ci se montrent plus agressifs. Suffirait-il d'apprendre aux femmes à être plus sûres d'elles pour les voir gagner davantage?

Selon la professeur d'économie Babcock (Université Carnegie Mellon), la spécialiste en psychologie Hannah Bowles (Kennedy's School Harvard) et la chercheuse Lei Lai (Carnegie Mellon), ce n'est pas cela.

Selon leurs travaux, c'est la négociation qui est différente. Même si souvent les femmes ne s'aident pas en n'essayant pas de discuter, leur réticence repose sur une anticipation de la manière dont elles seraient reçues si elles le faisaient ! Eh oui, en fait les hommes jugent moins sympathiques les femmes qui discutent !

Leur étude a montré que tout le monde est pénalisé pour avoir négocier leur rémunération, le préjudice subi par les femmes était deux fois (!) plus important. Plus fort, les hommes ont tendance à écarter les femmes qui bataillent pour leur salaire. Les femmes préférant les candidats qui s'en tiennent à la rémunération de départ, quel que soit leur sexe.

Alors, s'il ya une logique économique à négocier son salaire, il importe de prendre en compte les risques sociaux de cette négociation. Et ces risques sont plus importants pour les femmes que pour les hommes.

Source: S. Vedantam, The Washington Post, USA (cité par le Courrier International)

Survivre au travail : 5 conseils

Quelques conseils de stratégie au boulot. Mi-humour, mi-sérieux.

1. Se faire remarquer
Pour faire progresser sa carrière, il faut se faire remarquer et comme travailler dur rend quasi invisible, autant travailler à se faire remarquer ! Les supérieurs aiment leurs subordonnés qui prennent des initiatives car cela leur fait moins de travail (à condition bien sûr de respecter les règles du jeu et de ne pas outrepasser ses prérogatives).
Donc proposer des projets et dès qu'on a vu que vous êtes volontaire, éloignez-vous (sinon vous aller devoir vraiment vous investir) et proposer/démarrer un nouveau projet.

2. Ne pas prendre de risques
Le principe est simple, si quelque chose foire, c'est que quelqu'un a raté quelque chose. Impressionnant mais ceux qui restent bêtement à leur bureau à faire semblant de travailler sont les seuls à avoir un taux de réussite exceptionnel : 100%. Et comme performance = promotion, cqfd!

3. Toujours sympa avec les secrétaires et assistantes
Quand les PDG ne sont pas au golf, occupés à négocier leurs stock-options, ou atteints de réunionite, ils se reposent sur leurs secrétaires et assistantes. Sans elles, que pourraient-ils faire? Alors, soignez-les car elles seront toujours là.

4. Être toujours bien habillé
N'oubliez jamais que l'habit fait le moine, alors évitez le casque de soudeur ou le bermuda au boulot. C'est simple, le costume signifie business mais n'en faites quand même pas trop, on vous croira banquier ou truand.

5. Evitez les consultants
Un consultant est gonflé par son égo et essaie d'inspirer la crainte (certains diront le respect) ou de se faire des amis. Le consultant qu'on devrait avoir, c'est celui qui est capable de dire : "tout va bien, maintenant, je vous laisse". Mais le vrai consultant vendra un nouveau projet ou trouvera un nouveau besoin prioritaire.

Source, G. Browning, The Guardian, Londres (cité par le Courrier International)

17 août 2008

Aide-toi et Stickk t'aidera

Sur le site internet http://www.stickk.com, on peut s'engager à arrêter de fumer et à payer une amende en cas d'échec !

Dean Karlan et al. ont créé le site Stickk en se basant sur l'économie comportementale (ces théories de la décision combinant psychologie et sciences économiques).

Le modèle économique rationnel de prise de décision n'est pas suffisant pour comprendre pourquoi les gens font des choses néfastes (fumer, grossir...) alors qu'ils n'en veulent pas les conséquences à long terme (cancer, obésité). Alors que l'économie comportementale dira que les valeurs positives et immédiates de ces comportements sont nettement privilégiés face à des valeurs négatives mais dans un futur lointain.

Stickk va apporter l'élément de prix, l'argument monétaire (incontournable dans l'économie libérale) pour augmenter le coût à terme. Le site va donc vous demander d'élaborer un contrat d'engagement qu ivous imposera un coût immédiat en cas d'échec. Par exemple d'arrêter de fumer à une date donnée. Un arbitre indépendant est désigné et aura pour tâche de vérifier et d'en informer Stickk.

En cas d'échec, il y a le choix des amendes. De légères (publication sur le site) à sévères (don d'argent à des organisations caritatives et jamais à Stickk).

Un site intéressant pour les déjà 10.000 personnes qui s'y sont inscrites. A visiter


Source: The Economist (UK), cité dans le Courrier International