28 août 2008

Plus on vieillit, plus le temps passe vite

Tout le monde a l'impression que le temps s'accélère à mesure que l'on vieillit.

Une étude réalisée à l'université de Cincinnati (USA) a mesuré cette impression d'accélération du temps. Le résultat est impressionnant: à vingt ans, c'est comme si on avait écoulé la moitié de sa vie en terme d'expériences subjectives du temps. Et à 40 ans, c'est comme si on avait vécu 71% de son existence!

L'explication scientifique de cette impression est que notre conscience du temps est intimement liée à la quantité d'informations nouvelles que nous devons assimiler. Plus il y a d'informations, plus le temps subjectif est lent.

Un exemple que chacun a vécu: en séjour à l'étranger, on a l'impression que l'on y est depuis beaucoup plus longtemps qu'en réalité. Ou encore un voyage en voiture dans une région jamais visitée semble toujours plus long à l'aller qu'au retour.

Donc, si on veut ralentir le temps subjectif, il faudrait multiplier les expériences nouvelles, voyager vers des terres inconnues, apprendre de nouveaux savoirs... ou simplement surfer pour augmenter les informations assimilées.

Source: N. Langelier, La Presse, Montréal (8 février 2008)

24 août 2008

Négocier son salaire selon qu'on est homme ou femme...

On pense généralement que si les femmes ont un salaire inférieur aux hommes, c'est parce que ceux-ci se montrent plus agressifs. Suffirait-il d'apprendre aux femmes à être plus sûres d'elles pour les voir gagner davantage?

Selon la professeur d'économie Babcock (Université Carnegie Mellon), la spécialiste en psychologie Hannah Bowles (Kennedy's School Harvard) et la chercheuse Lei Lai (Carnegie Mellon), ce n'est pas cela.

Selon leurs travaux, c'est la négociation qui est différente. Même si souvent les femmes ne s'aident pas en n'essayant pas de discuter, leur réticence repose sur une anticipation de la manière dont elles seraient reçues si elles le faisaient ! Eh oui, en fait les hommes jugent moins sympathiques les femmes qui discutent !

Leur étude a montré que tout le monde est pénalisé pour avoir négocier leur rémunération, le préjudice subi par les femmes était deux fois (!) plus important. Plus fort, les hommes ont tendance à écarter les femmes qui bataillent pour leur salaire. Les femmes préférant les candidats qui s'en tiennent à la rémunération de départ, quel que soit leur sexe.

Alors, s'il ya une logique économique à négocier son salaire, il importe de prendre en compte les risques sociaux de cette négociation. Et ces risques sont plus importants pour les femmes que pour les hommes.

Source: S. Vedantam, The Washington Post, USA (cité par le Courrier International)

Survivre au travail : 5 conseils

Quelques conseils de stratégie au boulot. Mi-humour, mi-sérieux.

1. Se faire remarquer
Pour faire progresser sa carrière, il faut se faire remarquer et comme travailler dur rend quasi invisible, autant travailler à se faire remarquer ! Les supérieurs aiment leurs subordonnés qui prennent des initiatives car cela leur fait moins de travail (à condition bien sûr de respecter les règles du jeu et de ne pas outrepasser ses prérogatives).
Donc proposer des projets et dès qu'on a vu que vous êtes volontaire, éloignez-vous (sinon vous aller devoir vraiment vous investir) et proposer/démarrer un nouveau projet.

2. Ne pas prendre de risques
Le principe est simple, si quelque chose foire, c'est que quelqu'un a raté quelque chose. Impressionnant mais ceux qui restent bêtement à leur bureau à faire semblant de travailler sont les seuls à avoir un taux de réussite exceptionnel : 100%. Et comme performance = promotion, cqfd!

3. Toujours sympa avec les secrétaires et assistantes
Quand les PDG ne sont pas au golf, occupés à négocier leurs stock-options, ou atteints de réunionite, ils se reposent sur leurs secrétaires et assistantes. Sans elles, que pourraient-ils faire? Alors, soignez-les car elles seront toujours là.

4. Être toujours bien habillé
N'oubliez jamais que l'habit fait le moine, alors évitez le casque de soudeur ou le bermuda au boulot. C'est simple, le costume signifie business mais n'en faites quand même pas trop, on vous croira banquier ou truand.

5. Evitez les consultants
Un consultant est gonflé par son égo et essaie d'inspirer la crainte (certains diront le respect) ou de se faire des amis. Le consultant qu'on devrait avoir, c'est celui qui est capable de dire : "tout va bien, maintenant, je vous laisse". Mais le vrai consultant vendra un nouveau projet ou trouvera un nouveau besoin prioritaire.

Source, G. Browning, The Guardian, Londres (cité par le Courrier International)

17 août 2008

Aide-toi et Stickk t'aidera

Sur le site internet http://www.stickk.com, on peut s'engager à arrêter de fumer et à payer une amende en cas d'échec !

Dean Karlan et al. ont créé le site Stickk en se basant sur l'économie comportementale (ces théories de la décision combinant psychologie et sciences économiques).

Le modèle économique rationnel de prise de décision n'est pas suffisant pour comprendre pourquoi les gens font des choses néfastes (fumer, grossir...) alors qu'ils n'en veulent pas les conséquences à long terme (cancer, obésité). Alors que l'économie comportementale dira que les valeurs positives et immédiates de ces comportements sont nettement privilégiés face à des valeurs négatives mais dans un futur lointain.

Stickk va apporter l'élément de prix, l'argument monétaire (incontournable dans l'économie libérale) pour augmenter le coût à terme. Le site va donc vous demander d'élaborer un contrat d'engagement qu ivous imposera un coût immédiat en cas d'échec. Par exemple d'arrêter de fumer à une date donnée. Un arbitre indépendant est désigné et aura pour tâche de vérifier et d'en informer Stickk.

En cas d'échec, il y a le choix des amendes. De légères (publication sur le site) à sévères (don d'argent à des organisations caritatives et jamais à Stickk).

Un site intéressant pour les déjà 10.000 personnes qui s'y sont inscrites. A visiter


Source: The Economist (UK), cité dans le Courrier International

Curiosité entraîne manque de productivité

Le chercheur en kinésiologie à l'université de Calgary, Tim Welsh, a étudié la tendance à s'intéresser aux autres.

Dans une étude publiée par Human Movement Science, il a mesuré le temps de réaction de personnes travaillant à un ordinateur alors qu'une autre effectue une autre tâche à proximité. Les résultats sont clairs : plus cette différence est importante, plus on est lent !

Il explique cela par les distractions visuelles qui allongent le temps de réaction car le cerveau (via les neurones miroirs) crée une image mentale de ce que fait l'autre personne. Or notre cerveau crée avant une image mentale de ce que nous faisons. La présence de ces 2 images mentales va entraîner un conflit d'intérêt afin d'attribuer une priorité à l'une ou l'autre. Et cela prend des ressources et donc ralentit le processus mental et augmente le risque d'erreur.

Faut-il dès lors (re)cloisonner tous les espaces de travail? Pas forcément car nous sommes des êtres sociaxuq ui avons également besoin de partager, de parler, de coopérer.

Faudra-t-il porter des oeillères (ou collerette) comme les chevaux pour limiter notre champ visuel (et donc les perturbations potentielles) tout en maintenant la possibilité de contact? Si cela paraît bizarre, il faut admettre que cela améliore la concentration.

Moins extrêmes, certains tourneront simplement le dos à la porte afin de ne pas être en permanence dérangés. Et tant pis si cela est interprété comme une impolitesse.

La conclusion est qu'il est important de créer un espace favorable à la concentration mais pas au pris de perdre toute possibilité de socialisation, sinon on finit par créer nos propres disctractions...

source, R. Dube, The Globe and Mail (Canada), cité dans le Courrier International

Mon ami-patron sur Facebook

La question de savoir si son patron peut devenir un ami sur les réseaux sociaux tels Facebook ou MySpace agite depuis quelque temps la blogosphère.

Accepter d'avoir son patron comme ami, c'est aussi lui montrer toute sa famille et ses photos de fête (avec ou sans le nez rouge?). Peut-on seulement refuser et risquer un suicide professionnel? Ou simplement ignorer sa demande?

Le conseil est en fait de créer 2 profils : un privé et un professionnel. Cela est essentiel en fait si on veut garder une image professionnelle plus neutre et policée que celle d'un clown éméché avec ses potes. On n'a jamais une seconde chance de faire une bonne première impression.

Pour ma part, j'utilise Facebook pour mes proches et Viadeo et LinkedIn au niveau professionnel.

D'après J. Diaz, The Boston Globe (USA), cité par le Courrier International

16 août 2008

Les faux-malades démasqués

Selon le Daily Mail, plusieurs sociétés britanniques se sont équipées de détecteurs de mensonge pour repérer les faux-malades. Ceux-ci se feraient démasqués au moment où ils appellent leur employeur pour annoncer qu'ils sont soit-disant malades.

Et de montrer l'exemple de la municipalité de Harrow qui utilise un détecteur dans le traitement des demandes téléphoniques d'aide au logement et qui aurait épargné ainsi plus de 400.000 livres !

Généralement,on estime qu'un arrêt de travail sur 8 est faux ! pour un coût de l'absentéisme de 13 milliards de livres par an !

Mais faut-il aller jusque là? Jusqu'où ira notre société dans le contrôle?

Source: Daily Mail (cité par le Courrier International)

Se déconnecter en vacances

Avec une vie professionnelle au pas de course, il importe d'optimiser ses temps libres. Mais gérer son temps de vacances avec l'oeil en permanence sur l'agenda, est-ce encore vraiment des vacances et un ressourcement?

Avec les SMS, les blackberry et autres iPhone, on est en permanence connecté à son bureau. Les collègues ou son équipe le savent et n'hésitent pas à demander qui une info, qui une autorisation...

Les premiers jours de repos sont souvent aussi des jours de relâche, de déprime voire de stress. Plus l'habitude de rester sans rien faire, avec le risque d'auto-culpabilisation (il ya encore tant à faire...).

Eh oui, l'hyperactivité cache souvent des angoisses qui vont ressortir dès que le niveau d'activité diminue.

Comment faire alors? En préparant ses congés à l'avance et en relâchant progressivement la pression les jours précédant le départ. Pas toujours possible? Il importe de gérer également les creux dans son activité en les préparant, en les acceptant.

D'autres ont peur du vide et ne déconnecteront jamais. Alors il faut absolument éviter de prendre son bureau à la plage. S'il est impossible de couper les ponts, mettons des limites du style une demi-heure par jour après le petit-déjeuner par exemple, ou une heure tous les deux jours...

D'autres vont remplir leurs vacances d'une foule de choses à faire! Pire qu'au boulot! Faire des listes de choses à faire, c'est devenir esclave et perdre le bénéfice du repos. Alors, il vaut mieux réaliser un planning plutôt qu'une longue liste. En alternant les moments de détente et d'activités (nettoyage, jardin, rénovation...).

Et si les vacances sont trop courtes, c'est qu'on n'a pas pu faire tout ce qu'on souhaitait. Alors il faut restreindre ses objectifs. Et faire un peu moins, le temps en semblera s'autant plus long.

Source: V. Fromont, Le Temps, Genève (cité par le Courrier International)

L'avenir des seniors au supermarché

Aux Etats-Unis, de plus en plus de seniors travaillent dans les supermarchés pour arrondir leur pension. Pas pour tirer les palettes mais comme vendeurs ou conseillers.

Avec la société vieillissante et les salaires et pensions précaires, la retraite devient de plus en plus laborieuse. Aux USA, près de 350.000 hommes et femmes de plus de 65 ans travaillent dans la grande distribution !

Un réserve de main d'oeuvre, une adéquation avec la population des clients, une prise en compte de l'amélioration globale de la santé des personnes âgées et leur souhait de rester actif, utile... voilà quelques réponses aux changements de la société. Par nécessité ou par plaisir.

Source: M.L. La Ganga, Los Angeles Times (cité par le Courrier international)

15 août 2008

L'annuaire de l'entrepreneur et manager belge

Un nouvel annuaire utile aux entrepreneurs, créateurs d'entreprise, indépendants et manager vient de voir le jour en Belgique.


On y trouve aisément tous les sites internet, pour lesquels on peut voter. Il est également possible de soumettre le site de sa propre entreprise.
Pratique et intéressant.

La diversité, c'est bon pour les affaires

Chez Ikea, le port du foulard est autorisé pour autant que l'on porte celui mis à la disposition des collaboratrices : un foulard bleu retenu par un bandeau jaune (soit les couleurs de l'enseigne).
Le message est clair : Ikea et immigration vont aussi bien que meubles et magasins, ou Ikea aime la diversité.

Le diversity management se développe en Allemagne où l'on commence à ne plus considérer l'origine étrangère comme uu problème mais bien comme un potentiel.

Bien sûr, si les entreprises s'engagent, ce n'est pas que par philanthropie, c'est aussi parce qu'elles y gagnent!

En effet, avoir un personnel qui reflète la population de sa zone de chalandise est dorénavant une obligation et un avantage.

D'après Sabrina Ebitsch, Die Zeit, Hambourg (in Courrier International)